Digor

Tu t’appelais DIGOR DE FONTENEL, tu n’avais que 15 ans et tu étais un cheval magnifique. Le cheval de rêve, le cheval d’une vie, le cheval de ma vie. Tu avais la prestance des plus grands, chacun de tes pas s’accomplissait avec noble dignité et modeste fierté. Ta grâce était nouée à tes muscles et ta force contenue par ta douceur. Tu impressionnais par ta taille de géant mais savais rassurer les plus réticents par ta tendresse.  

En un regard, tu m’as conquise. La courbe de tes yeux a fait le tour de mon cœur. Beaucoup d’amour et de complicité ont rendu notre vie plus agréable. Tu savais te faire aimer de tous et n’avait qu’une envie, c’était que l’on s’occupe de toi. Tu étais ma grosse peluche d’amour.

Avec toi j’ai passé des moments inoubliables, sur ton dos ou à tes côtés. Tu m’as appris tant de choses. Tu as été mon rêve matérialisé. Un petit ange qui est arrivé dans ma vie pour m’apporter du bonheur. Je voudrais que tout le monde sache à quel point tu étais fantastique et irréprochable. Jamais un geste méchant ni aucun coup de dents, tu ne connaissais que câlins et bisous. J’adorais m’asseoir dans le pré à tes côtés et te regarder pendant des heures. Tu n’étais jamais bien loin de moi. Toujours tu t’approchais et venais me gratter le nez avec tes lèvres. Tu aimais aussi beaucoup mordiller les languettes de mes baskets !  

Et puis un matin, sans prévenir, tu m’as quitté… La mort est venu te chercher et t’a arraché à moi cette nuit d’octobre et arrêter net le conte de fée. Elle était la seule qui pouvait nous séparer. Ton compagnon de prairie, le petit SPIRIT a veillé sur toi, il ne t’a pas quitté un seul instant jusqu'à mon arrivée. Dans un dernier élan de courage je suis venue te dire au revoir mon cheval. Une des épreuves les plus difficiles que j’ai eu a passé. Mais mon amour pour toi n’avait pas de limite et tu savais bien que je serai près de toi dans les meilleurs moments comme dans les pires.

J’ai compris aujourd’hui que tous les trésors de cette Terre se tiennent à tout jamais entre tes yeux d’ébène qui scintillent au contact de ma main…Tu laisses derrière toi beaucoup de tristesse pour les gens qui t’on côtoyés et que tu as su émerveiller.
Je t’aime mon cheval, et je ne t’oublierai jamais, ou que tu sois et ainsi, malgré la mort tu survivras….

Stéphanie

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