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Votre cheval commence à porter sur ses épaules le poids de ses quinze ou vingt printemps. Il vous faudra vous résigner d'ici quelques mois à lui offrir une bonne retraite. Comment opérer la transition entre la vie active et la retraite pour que votre cheval se sente bien dans sa nouvelle vie ? |
Au pré ou au box ? Quelle formule adopter ? |
| Sauf pour un cheval déjà habitué au pré, la mise au vert brutale n'est pas recommandée. Durant toutes ces années d'activité passées en box, il aura été habitué à être regardé sous toutes les coutures, bichonné, tondu, pansé, à être monté au rythme des concours, habitué au confort du box et à l'activité bruyante qui l'entoure. La liberté que vous lui offrez ne vaut pas, à ses yeux, le luxe de sa prison dorée, sauf si vous lui apprenez à reprendre goût au naturel en douceur. La formule idéale est l'association pré et box. La journée il se détendra et appréciera son retour au vert, la nuit, il retrouvera le confort du box auquel il a toujours été habitué. | Avec l'âge, les chevaux supportent de
moins en moins l'humidité, les écarts de température et les pics de chaleur ou de
froid. En hiver, il est conseillé de rentrer les chevaux la nuit pour les préserver du
froid. A contrario, l'été, il est recommandé d'inverser les heures e sortie pour les
préserver de la canicule. Si vous ne pouvez pas conjuguer la mise au pré avec un box, il est essentiel de fournir à votre cheval un bon abri. D'autre part, prenez le temps de venir le nourrir et vérifier son état. Profitez en pour lui faire son pansage et passer du temps avec lui. |
Faut-il continuer à le monter ? |
| Plus la transition s'opère en douceur,
mieux s'en portera votre cheval. Sauf en cas de force majeure (blessure, boiterie), il est
souhaitable de diminuer progres-sivement les séances de travail en les transformant au
fur et à mesure en promenades qu'on espacera de loin en loin. L'arrêt brutal d'activité
peut plonger votre cheval dans une sorte de déprime. Ensuite, en fonction de sa condition
physique, vous pouvez choisir de ne plus le monter ou, au contraire, de continuer à
l'entretenir en l'emmenant tranquillement en extérieur une à deux fois par semaine.
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A quel âge l'arrêter ? |
| Même si dans l'ensemble les chevaux goûtent à la
retraite entre 15 et 18 ans, il est très difficile d'établir une règle. Entre celui qui
fait la mule 3 à 5 heures par jours dans un manège couvert, celui qui fait ses 3 petits
quarts d'heures quotidiens en carrière avec son propriétaire et celui qui sort de son
pré le week-end pour partir en balade, il est évident que l'usure physique et morale
sont différentes. L'un a de grandes chances d'être fatigué avant ses 15 ans, le second
est assuré d'en prendre au moins pour 3 de plus, quant au dernier, il pourra continuer sa
petite balade hebdomadaire jusqu'à 25 ans s'il ne présente aucun symptôme
inquiétant. Même si les poneys et les races rustiques atteignent et dépassent aisément le cap des 30 ans, il est conseillé de lever le pied sérieusement au delà de 20 ans. Dans tous les cas, surveillez l'état de santé générale de votre cheval à partir de 15 ans et soyez vigilants dés les premiers signes de boiterie ou de fatigue. |
Avec qui le mettre au pré ? |
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Bon ou mauvais, dominant ou dominé, le caractère est une donnée génétique qui varie peu avec l'âge. Un vieux cheval qui déjà montrait en groupe une certaine docilité dans ses jeunes années se laissera impressionner par les plus jeunes d'autant plus si son état de santé ne lui permet plus de s'affirmer. Quitte à le laisser seul, il est préférable de l'isoler des éléments perturbateurs qui risqueraient de l'empêcher de manger ou de le traumatiser en lui cherchant noises. Eventuellement, on le laissera au pré avec |
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| de "vrais gentils", des poulinières
rompues au métier ou encore d'autres "papis" paisibles. Pour autant, si vous
choisissez de le laisser seul, vous pouvez lui éviter la solitude en lui offrant la
compagnie d'une chèvre. Les amitiés qui se tissent entre chevaux et caprins sont en
effet réputées. Peu chère et rustique, la petite chèvre se fera vite dame de compagnie
et bientôt, l'un et l'autre seront inséparables. A l'inverse, d'autres vieux chevaux, tant qu'ils restent gaillards, assument avec bonheur le rôle du doyen et prennent un malin plaisir à faire régner l'ordre dans un groupe. Attention cependant aux prises de rations, car les vieux chevaux ont besoin de temps pour manger et ils aiment manger tranquillement. |
Faut-il modifier son alimentation ? |
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Riche en fibres, le foin reste essentiel au cheval
âgé qui voit son métabolisme ralentir. Ne lésinez donc pas sur les quantités de foin
mises à sa disposition. Donnez lui également des aliments appétissants qu'il mangera
avec plaisir en prenant le temps de bien mâcher. Au besoin, agrémentez sa ration de
granulés d'orge, de morceaux de pommes ou de pulpe de betterave. Il existe des granulés
élaborés spécifiquement pour les chevaux âgés. |
Faut-il le montrer au dentiste ? |
| Un cheval au pré a tout autant besoin d'une bonne
hygiène buccale. Il est important de montrer votre vieux cheval à un dentiste équin une
fois a deux fois par an. Dents trop longues ou déchaussées, tartre sont autant de tracas
qui risquent de gêner votre cheval pour s'alimenter. |
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Faut-il le déferrer ? |
Faut-il le tondre ? |
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Au delà des questions esthétiques, la tonte hivernale sert à éviter que le cheval ne transpire pendant les séances de travail. Aussi perd elle sa raison d'être pour les chevaux retraités. En revanche, si vous mettez votre cheval au pré alors que les beaux jours ne sont pas encore arrivés, ne lui supprimez pas brutalement sa couverture. Laissez le s'acclimater avec une couverture au pré. Il est possible que votre cheval ait besoin d'un ou deux hivers pour apprendre à faire du poil chaud et épais. | |||||
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